2 RAISONS FONDAMENTALES QUI JUSTIFIENT LA DÉSAGRÉGATION PARMI LES PEUPLES DE GUINÉE ÉQUATORIALE
2 RAISONS FONDAMENTALES QUI JUSTIFIENT LA DÉSAGRÉGATION PARMI LES PEUPLES DE GUINÉE ÉQUATORIALE
Par Sebastián Mueli Menanga. Professeur de droit international
Bruxelles.
Il est nécessaire que tous les Guinéo-équatoriens gardent à l’esprit que la désintégration en cours des peuples non Fang n’est pas le résultat d’une question de haine ethnique, et encore moins un problème qui pourrait être considéré comme personnel. Tel n’est pas le cas.
L’auteur de ces lignes est pleinement convaincu que la coexistence entre les membres de la nation à laquelle il appartient et le collectif Fang n’est pas possible, tout simplement parce qu’elle n’est pas viable. Ils me permettront donc d’exprimer les différentes infaisabilités à travers les sections qui suivent.
1. La désintégration en cours ne repose pas sur un conflit ethnique. Cela a une raison principale et une raison secondaire.
2. La raison principale de la désintégration est le projet d'État mono-ethnique Fang, lancé dès le jour de l'indépendance le 12 octobre 1968, pour en finir de différentes manières à court et moyen terme, avec les cinq autres communautés qui composent le pays. Par conséquent, face au projet génocidaire, les peuples concernés sont contraints d'agir en légitime défense conformément au droit international, pour éviter leur extermination et continuer à exister.
3. La raison secondaire de la désintégration est le fait qui différencie la communauté Fang des autres communautés qui composent la Guinée équatoriale. Partant du fait qu'ils sont les seuls nomades, primitifs et barbares du pays ; car ils sont arrivés tardivement dans la région et ont eu très peu de temps de contact avec les européens, ils ont donc peu évolué et restent ancrés dans leurs schémas mentaux ancestraux. Ceci explique sa conception du monde : l'homme, la société, l'État, le droit, la justice, etc.
4. Les deux raisons évoquées de la désintégration trouvent leur développement non exhaustif à travers les points qui suivent :
a) Les peuples qui optent librement pour cette solution ont été constamment violés et assujettis sur leurs territoires par le gouvernement de l'ethnie Fang et par la société Fang depuis la première année de l'indépendance. Cela rend impossible le maintien de l’unité de l’entité nationale en l’absence d’une réelle reconnaissance des peuples non Fang, et donc d’une cohésion ou d’une coexistence harmonieuse.
b) Les peuples Ndowé, Bubi et Ambo sont les seuls à posséder des territoires historiques en Guinée équatoriale ; Cependant, les Fangs ont occupé par la force une grande partie des espaces sur lesquels ils n’ont aucun droit.
c) Les richesses, les biens du pays et le patrimoine national sont convertis en patrimoine du président et de tous les sbires de son ethnie Fang et la corruption fait partie intégrante des rouages de l’Etat.
d) Le gouvernement, comme les autres postes publics et les autres institutions, est détenu uniquement par les Fangs.
e) L'élite intellectuelle, politique, religieuse, bureaucratique et économique non Fang est assassinée et persécutée à mort.
f) Malheureusement, les femmes adultes, jeunes et adolescentes des groupes ethniques non Fang sont constamment : violées, prostituées et recherchées intentionnellement afin de détruire les familles non Fang. D’après eux dans chaque famille non Fang, il doit y avoir un enfant avec un père Fang ; parce que le sang Fang doit se répandre dans toutes les ethnies non Fang.
g) Les étudiants non-Fang aux niveaux secondaire et supérieur, n’ont pas accès à des bourses ou à d'autres aides aux études.
h) Les cultures des peuples non Fang sont réduites au silence afin de taire leur identité à l'intérieur et à l'extérieur du pays. La seule langue officielle ou Co-officielle est le Fang.
i) Le cannibalisme Fang est avéré ; parce qu'ils prennent et affichent eux-mêmes les images des espaces où ils démembrent les gens et exposent de corps dépecés ; Ils ont des restaurants où la viande humaine est servie et conservée dans des congélateurs et des réfrigérateurs ; Ils disposent d’un réseau mafieux qui utilise les cadavres d’enfants, d’adolescents et de jeunes qu’ils assassinent, etc. Ils avouent aussi la pratique active et massive de la sorcellerie après l’indépendance.
j) Le primitivisme au niveau organisationnel ne suffit pas à faire un État africain moderne : les Fangs sont enfermés dans le clan, la tribu et l'ethnicité, ils ne comprennent donc pas le concept d'État ni ses modèles ; Ils n'ont pas de tradition urbaine ; Ils ne peuvent pas comprendre le langage de l’organisation démocratique.
k) Ils ne parlent que le langage de la violence ; Ils ne comprennent pas les négociations, les accords ou les pactes, c’est pourquoi ils les rompent toujours.
l) Le Fang par nature ne respecte pas ce qui appartient à l’autre. C’est ainsi qu’ils s’approprient tout naturellement ce qui ne leur appartient pas en le rendant commun pour leurs propres intérêts.
CONCLUSION. Face à ce panorama, il faut manquer de discernement pour persister dans la conservation d'un État contre qui, en 55 ans, personne parmi les bénéficiaires n'a osé élever la voix pour dénoncer ces pratiques antisociales de cohésion. Compte tenu de ce que nous avons vu, et avec le droit international qui assiste et protège ces peuples exclus, nous avons librement décidé de faire usage de notre droit légitime à la désagrégation, pour continuer à exister, à nous développer, à progresser et à atteindre notre état de bien-être. Précisons que la mise en œuvre de cette procédure ne dépend que de seuls peuples exclus.